12 Mai 2016

4ème Conférence Internationale Iasi

4ème Conférence Internationale Iasi à Antibes Juan-les-Pins, France du 11 au 15 avril 2016
bpc_iasi-conference-2016.png

La 4ème conférence IASI, organisée conjointement par le CNES et EUMETSAT, s’est tenue au centre de congrès d’Antibes Juan-les-pins du 11 au 15 avril 2016. Elle avait pour but de présenter les derniers résultats issus de l’exploitation des données IASI et de faire le bilan sur l’apport de ces données, disponibles  depuis bientôt 10 ans. Les instruments IASI, embarqués sur les satellites météorologiques Metop-A et MetOp-B du programme EPS d’EUMETSAT, ont été mis sur orbite respectivement en 2006 et 2012.

La conférence a réuni des agences spatiales et la communauté scientifique internationale utilisatrice des données IASI, composée de météorologues, chimistes de l’atmosphère et climatologues. Les 135 participants venaient de nombreux pays à travers le monde (Europe, mais aussi Corée, Russie, Etats-Unis, Canada). Le panorama de l’utilisation des données IASI dans ces différentes thématiques a été dressé à travers les 55 présentations orales et les 75 posters. Il a été souligné que l'exploitation des données IASI s'est significativement développée dans tous les domaines ces dernières années.

La précision, la stabilité et la longue série temporelle des mesures IASI (au moins 15 ans avec les 3 modèles) rendent possible leur utilisation pour étudier le climat. IASI est capable d’observer les concentrations de vapeur d’eau atmosphérique ainsi que, dans certaines conditions, le CO2 et le CH4, tous grands contributeurs de l’effet de serre.

Parce qu’il offre une couverture totale et approchée du globe avec un accès en temps quasi réel aux données et qu’il permet d’inverser un nombre important d’espèces chimiques (27 espèces détectées dont une dizaine vraiment estimées), IASI est devenu un excellent outil de surveillance en continu de la composition atmosphérique, de la qualité de l'air et de son évolution. Ses données permettent d’analyser les sources d’émissions de polluants et leur transport dans l’atmosphère, comme par exemple le CO, NO2, l’ozone O3, le HNO3 ou l’ammoniac NH3. Elles permettent également de réaliser le suivi quotidien des éruptions volcaniques (suivi des panaches de cendres et du SO2 émis lors des éruptions), celui des incendies (émission de CO) ainsi que la distribution des poussières désertiques et des aérosols présents dans l’atmosphère.

Une part croissante des données IASI est assimilée dans les modèles opérationnels de prévisions météorologiques à l’échelle globale. La recherche avance pour permettre dans le futur, une utilisation croissante des données notamment par le couplage des modèles de météorologie avec les concentrations réelles des espèces chimiques et des aérosols présents dans l’atmosphère et par l’assimilation des paramètres micro physiques des nuages dans les modèles.

D’autres thèmes scientifiques ont été abordés comme l’estimation des températures et de l’émissivité infrarouge de la surface de la terre et de la mer, la validation des données géophysiques, l’état de l’art en spectroscopie et en transfert radiatif.  Les données IASI permettent d’améliorer les modèles physiques utilisés par la communauté scientifique. 

La dernière journée de la conférence a été consacrée au futur. Le projet IASI-NG et ses attentes scientifiques ont été présentés en détails, ainsi que certaines missions de sondage infrarouge futures des agences spatiales européennes, russes et américaines.

Pour plus d'informations sur cette conférence, rendez-vous sur le site : http://www.iasi2016.com/