Iasi

Développé par le CNES en coopération avec EUMETSAT, l'instrument IASI (Interféromètre Atmosphérique de Sondage Infrarouge) équipe les satellites météorologiques européens Metop. Sa force : outre la température et l’humidité de l’atmosphère, IASI mesure plus de 25 composants atmosphériques avec une très grande précision et participe à la surveillance du climat.

Mesurer la température et l’humidité atmosphérique avec une extrême précision, mais aussi détecter les gaz présents à l’état de traces, comme l'ozone, le méthane ou le monoxyde de carbone, et suivre de nombreuses variables climatiques jugées essentielles pour l’étude du climat (nuages, aérosols, gaz à effet de serre). Telles sont les spécialités de l’interféromètre IASI, qui équipe actuellement les satellites météorologiques européens Metop-A et Metop-B, respectivement lancés en 2006 et 2012 par l’ESA (Agence Spatiale Européenne) et EUMETSAT (Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques). L’interféromètre IASI sera également à bord de Metop-C qui rejoindra ses frères en 2018. La poursuite du programme sera assurée par l’instrument IASI-NG (Nouvelle Génération), actuellement en Phase-B au CNES, quie sera lancé à bord des satellites météorologique Metop-SG.

Construit par Thales Alenia Space sous la responsabilité technique du CNES, IASI se compose de deux principaux éléments : un spectromètre, qui a pour mission de décomposer le rayonnement infrarouge émis par l’atmosphère, et un imageur permettant de localiser les points de l'atmosphère destinés à être analysés. Un logiciel de traitement de données, développé par le CNES, est également intégré à l’instrument IASI. Pour compléter le tout, un Centre d'Expertise Technique, mis en œuvre par le CNES et opéré depuis le Centre Spatial de Toulouse, est chargé de la surveillance des performances de l'ensemble du système IASI, et de la résolution des éventuelles anomalies. Quant au traitement des données, il est assuré par EUMETSAT. Notons que la communauté scientifique impliquée dans I ’exploitation de la mission IASI est extrêmement large, la France y occupant une place prépondérante.